Négociation Salariale 2018 : net ou brut ?

Les Négociations Annuelles Obligatoires (N.A.O.) ont débuté le 20 décembre 2017 à La Poste, chez Orange et dans de nombreuses entreprises au cours desquelles il sera questions d’emploi et de salaires.

La CGT FAPT fait un focus sur le salaire brut/net site CGT FAPT :

Macron, un Président qui veut du bien … aux plus riches
Le gouvernement Macron a l’art de faire passer les reculs sociaux et les cadeaux aux plus riches pour des mesures de progrès social…. Il faut dire que les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité sur la question des salaires.
Alors qu’il fait un cadeau de 7 milliards aux plus riches et aux rentiers (PFU et ISF), pour ceux qui bossent, il prétend augmenter le salaire net tout en diminuant le brut… Comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

Quelques rappels :

> Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

> Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie :
⇒quand vous avez besoin de logement,
⇒quand vous êtes en charge de famille,
⇒ quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Bref, le salaire brut, on vit avec tout au long de la vie, pas seulement quand on travaille. Et c’est ça qui est beau, grâce à la Sécu et à la Protection Sociale, créée par le ministre communiste Ambroise Croizat, les patrons nous paient un salaire tout au long de notre vie et pas seulement quand on bosse. Bien sûr, ils ont toujours du mal à l’avaler, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils pleurnichent tout le temps et parlent de charges, pas de cotisations.

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur !

Car une partie du salaire est mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins (quand on est malade, quand on est âgé, quand on est au chômage…), c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays. Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !). Cela échappe aux assureurs, aux banques et à tous les prédateurs capitalistes, cela les rend malades. Et nous fonctionnaires, salariés, retraités, jeunes et étudiants, nous devons défendre cela comme la prunelle de nos yeux.

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.
Et ça, à la CGT, cela nous réjouit !

Mais ce que veut Macron, c’est baisser les cotisations qu’il supprime et remplace par l’impôt. C’est nous, par nos impôts, qui paieront dorénavant à la place de notre patron. Un hold-up de 470 milliards contre nous! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.
Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut. Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau, une véritable arnaque que seul un banquier de chez Rotschild pouvait imaginer…

DIMINUER LE SALAIRE BRUT,
C’EST BAISSER VOTRE SALAIRE,
VOTRE FUTURE RETRAITE
ET C’EST VOUS EMPÊCHER DE VOUS SOIGNER

Certes, la réduction des cotisations patronales est indolore pour le chiffre en bas à droite de notre fiche de paie, à savoir le «net à payer». Mais cette réduction est moins indolore pour notre système de protection sociale et notre porte-monnaie. Ce n’est pas moins de 52 Milliards d’euros qui ne sont pas rentrés dans les caisses de la Sécurité sociale selon la Cour des Comptes suite aux diverses réductions et exonérations.
Et on ose parler du déficit abyssal de la Sécurité sociale qui est à ce jour de 13 Milliards d’euros. On ne se moquerait pas de nous ? Également, la réduction des cotisations conduit à réduire les prestations sociales sauf à compenser par une hausse des impôts (CSG) et de la TVA supportée par les salariés. Ainsi, les déremboursements de la sécurité sociale sont de plus en plus nombreux. Les cotisations des Mutuelle pour un niveau de garantie appréciable explosent. La réduction des droits à l’assurance chômage est plus que jamais d’actualité. La réduction voire l’abandon des missions de service publics touchent de plus en plus de salariés et d’usagers. L’augmentation de la durée de cotisation pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein est un sujet qui revient de manière cyclique.

Pour lutter et obtenir plus de justice sociale, une meilleure répartition des richesses et un
salaire socialisé permettant à chacun de vivre dignement, il faut mettre fin à ces politiques
libérales qui détruisent tout modèle social collectif.
La CSG : ce n’est plus le patron qui paie mais vous ou vos parents retraités

En augmentant la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 % pour les salariés et retraités, le Gouvernement accentue une nouvelle fois le transfert du financement de la sécurité sociale des cotisations vers l’impôt. La contrepartie des baisses de cotisations maladies et chômage (3,10 %) des salariés, annoncées pour « soi-disant » améliorer leur pouvoir d’achat, n’est qu’un leurre et aura un effet boomerang dévastateur avec la diminution du salaire socialisé* (salaire net + cotisations sociales) et des droits collectifs (retraite, remboursements maladie, allocation chômage etc…) qui en résultent. Au nom de la solidarité intergénérationnelle, 60% des retraités vont voir leur pension amputée de 1,7 point. C’est en fait un cadeau de plus aux patrons et actionnaires.

Voir le tract complet CGT FAPT

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