Droit à la communication : Plan Très Haut Débit : Et si l’on passait vraiment à la vitesse supérieure !

Après avoir promis, le 9 juin dernier, un accès à Internet à très haut débit à tous les Français en 2022, dans la continuité du plan THD lancé par l’ancien gouvernement, l’exécutif vient d’annoncer, à la conférence des territoires, le déblocage de 100 millions d’EUR afin de permettre notamment aux 1,5 millions de foyers sur les 5 millions oubliés d’investir dans du matériel permettant l’accès à internet avec d’autres moyens que la fibre.

Ce point d’étape, confirme que l’on est loin des belles promesses des gouvernements successifs et surtout d’attentes des usagers. En effet, on se dirige inévitablement vers un développement du « THD » à plusieurs vitesses et donc un risque de fracture numérique en fonction de la zone où l’habite et des moyens que l’on dispose. Ce manque d’ambition est contradictoire à l’heure où le digital prend une part importante dans notre société (e-administration, e-santé, etc.).

Les annonces du gouvernement ne répondent pas aux enjeux du numérique et de l’accès au très haut débit pour tous. Pour la CGT, il est urgent d’accélérer le déploiement du THD sur tout le territoire, permettant de couvrir 100% de la population en 2022, tout en priorisant la fibre optique.

Pour la CGT, il est nécessaire d’arrêter de faire peser le déploiement de la fibre sur les finances des collectivités, qui sont déjà en difficultés face au désengagement de l’État.
De mettre à contribution les opérateurs, qui, dans un secteur où le taux marge est supérieure à 30% (comparable à ceux du luxe et des industries pétrolières), refusent d’investir et dépensent des sommes folles en droits sportifs, achats externes et dividendes parfois en s’endettant.
Mais aussi les GAFA (Google, Apple, Amazon et Facebook) qui sont les plus gros consommateurs de bandes passantes et qui ne participent pas au financement du THD sur notre territoire, y compris par l’impôt grâce à de subtiles montages financiers. Permettant de s’en exonérer ou bien de payer des sommes dérisoires par rapport aux milliards d’EUR de profits générés !

Face aux enjeux du très haut débit pour tous et du droit à la communication, la CGT revendique une appropriation publique et démocratique du secteur des télécommunications qui permettrait notamment : d’imposer aux opérateurs et GAFA d’investir sur leurs fonds propres, une maîtrise publique et nationale des réseaux, l’intervention des citoyens dans les choix stratégiques et de mettre fin à la précarité et aux emplois atypiques dans le secteur.

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